#3 Le couteau nordique
Dos droit, pas de garde, émouture scandi, fourreau cuir porté lame vers le bas.
La main peut avancer sur la lame : c’est le geste du bois fin, de la cuillère, du petit ébranchage. Le puukko finlandais a une lame de 7 à 12 cm, le plus souvent 9 à 10. Acier carbone ou inox, manche en bouleau, parfois corne ou bois de renne. Premier couteau reçu, compagnon de pêche, de sculpture et de camp.
Le mora suédois reprend la même logique en industriel : acier souvent laminé, prix bas, très répandu, excellent pour tester le biseau plat, moins une pièce d’atelier.
→ L’entreprise Mora
Le leuku sami, le stuorra niibi, allonge la lame, généralement 18 à 25 cm, dos large, pour le bois vert et le camp lourd.
→ Leuku : anatomie, histoire et technique du grand couteau sami
Le petit couteau sami, l’unna niibaš, reste proche du puukko. Même famille de gestes, trois outils. L’émouture scandi se pose à plat sur la pierre : l’angle se trouve seul. On marque le biseau, on cherche le morfil, on monte en grains, on finit au cuir.
C’est par là que les couteaux classiques deviennent une tradition finlandaise, et non plus seulement une forme.
→ Les différents types de puukkos